• Le Loup.

    Ton regard est un livre ouvert,

    Une supplication offerte au nôtre,

    Confession d'un mystère,

    Qui nous a séparé les uns et les autres.

     Le Loup

    Une histoire d'amour en souffrance,

    Où l'homme s'est approprié le pouvoir,

    De te livrer en pâture depuis notre enfance,

    Dans les contes et les histoires.

    Le Loup

    Cri d'alarme et de protestation,

    Personne ne tient compte de tes états d'âme,

    On te persécute dans la soumission,

    Sans écouter tes plaintes et tes larmes.

    Le Loup 

    L'homme déploie l'arsenal meurtrier,

    Miroir de son propre reflet,

    Pour pourchasser et exterminer,

    Le Loup prédateur qui n'a jamais existé...

    Le Loup

    Le Loup


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  • L'homme accoudé à la fenêtre semblait perdu dans ses pensées. Son regard se perdait à travers les lambeaux de brume qui masquaient le fleuve St-Laurent. La route sinueuse à souhait le longeait, menant vers la Côte-Nord, du côté est du Saguenay, et les pentes et descentes se succédaient sans arrêt. Tout en haut d'une grande côte enfilant une courbe prononcée, le chauffeur annonça la destination. 

    Pierre-Alexandre L.-Richard descendit de l'autocar qui venait de s'arrêter sur la route 138, en face d'un petit restaurant appelé "La Petite Marmite", face au dépanneur du coin.

    Le village des Escoumins semblait encore endormi et figé dans la brume de décembre et se lovait au fond de la baie où le fleuve se retirait lentement à marée basse.

    Transi et plutôt surpris par l'humidité pénétrante du matin, il se dirigea d'un pas pressé vers l'entrée du resto, s'y engouffra et demanda tout de suite un café bien brûlant, suivi d'un Napoléon, un gros déjeûner de bûcheron, comme on les appelait dans ce coin, composé de saucisses, jambon, oeufs, fèves au lard et patates rôties. Il avala le tout en un rien de temps, bien arrosé de café à volonté. Revigoré, il demanda à la serveuse où il pouvait trouver un certain André, un rentier à la retraite depuis un an ou deux.

    Guidé par les indications de la serveuse, Pierre-Alexandre, au volant d'une Jeep louée quelques minutes plus tôt, se dirigea vers la sortie du village et trouva sans trop de peine le petit développement en question, où une série de maisons mobiles s'alignaient, sur de grands terrains, bien soignés et entretenus avec goût. Il trouva l'adresse, gara sa voiture et descendit, tout de suite accueilli par les jappements d'un gros chien noir, un Terre-Neuve, bien en santé et à la fourrure luisante, noire comme la nuit

    Le vieil homme sortit sur le perron, attiré par les aboiements de son chien, bon gardien, et le calma. C'était lui le maître et la bête se tut et se trouva à ses côtés, assis, attendant ses ordres. D'un sourire où manquait une dent et l'oeil inquisiteur, il fit signe d'approcher et s'enquit de sa visite. Après quelques échanges, il fit entrer son visiteur qu'il installa au coin du feu qui ronronnait dans le salon. Cet homme qui s'appelait André, dont il avait entendu parler, était un homme pas très grand, plutôt chauve, approchant la fin soixantaine, encore alerte et faisait preuve encore une fois d'un accueil chaleureux qui faisait la renommée des gens de l'arrière-pays.

    Il alla droit au but, sans détournements, direct, les yeux bleus scrutant le visage du jeune homme devant lui.

    "Qu'est-ce qu'un journaliste comme vous vient chercher dans ce coin de pays ?" lança-t-il.

    Il décida sans détours d'être franc et se présenta d'abord.

    "Je suis Pierre-Alexandre L.Richard, journaliste de Radio-Québec. Je n'ai que 26 ans, et je m'intéresse tout particulièrement aux vieilles légendes de ce pays. Pas du genre qu'on entend un peu partout et qui sont particulièrement connues des médias, mais plutôt celles qu'on entend entre les branches, celles plutôt véhiculées entre les générations et dont on cherche parfois le fondement, et faire en sorte qu'elles soient connues du public."

    André le regarda longuement, un peu perplexe.

    "Et pourquoi, s'enquit-il, êtes-vous donc chez moi ce matin, alors ?"

    Tout en prenant le café que lui tendait son hôte, le journaliste répondit sans attendre:

    " La légende de l'Homme-loup" avec des mots qu'il pesa un à un. "L'histoire d'un certain Napoléon..."

    André parut surpris et échappa sa cuillère dont le bruit retentit dans le silence.

    "D'où tenez-vous cette histoire, jeune homme ?"

    "De la bouche même de Catherine, votre petite-fille, avec qui j'ai terminé mes études journalistiques" reprit Pierre-Alexandre, "elle et moi avons partagé certains secrets il y a quelques années. Nous étions très près un de l'autre et on se voit encore à l'occasion avec plaisir."

    "Je crois que c'est justement le genre de légende qui se transmet entre les générations" enchaîna-til, "et jamais je n'ai oublié ce qu'elle m'a raconté. Je veux en savoir plus..."

    Le vieil homme sourit enfin et dit "Peut-être a-t-on intérêt à le raconter en effet, je me fait déjà vieux et certains faits tendent à se dissiper de nos jours."

    "Prenez des notes, mon jeune ami, et soyez attentif..." et reprit en se râclant la gorge,

    "Tout ce que je vais vous raconter vient de mon père, et j'ai aussi été un témoin visuel de ce que je vais vous dire..."

    "Napo était un drôle d'homme, partagé entre son amour pour la nature et son amour pour Marguerite, la seule femme de sa vie. Il aimait son métier de bûcheron et trappeur, comme bien de jeunes hommes de la Côte-Nord, et il y passait la majeure partie de son temps. Il avait développé aussi, raconte-on, une habilité peu commune pour communiquer avec certains animaux sauvages, comme les ours, les loups et ceux-ci semblaient avoir du respect pour cet homme. On entendit bien des histoires sur son compte et même sa réputation le précédait parfois à travers toute la région."

    "Un jour, on dit qu'il rencontra une certaine Marguerite, non loin de Forrestville. Au fil du temps, elle réussit à apprivoiser cet homme des bois, et à l'enjôler, au point qu'ils se marièrent. Jamais elle ne l'a retenu quand l'attirance de la forêt se faisait trop forte et qu'il partait trapper ou bûcher pendant de longues périodes. De son côté, elle partait rendre visite dans sa famille à Québec, je crois. Mais un jour la maladie frappa gravement Marguerite qui ne revint pas de son voyage, et Napo se retrouva fin seul et brisé. Il disparut dans la forêt pour de bon."

    "On entendit des rumeurs un jour qu'une fille était née de leur union et que Napo ne savait même pas au sujet de l'enfant. Personne ne put jamais le prouver et la rumeur fut oubliée avec les années. Napo était devenu un trappeur de grande renommée et les nouvelles parvenaient par bribes des Indiens qui le côtoyaient parfois et troquaient ses ballots de fourrures de grande qualité. Certains ont raconté qu'il vivait dans une cabane, près de la rivière, et passait son temps avec une bande de loups qu'il avait, semble-t'il, apprivoisé grossièrement, et surtout une louve qui le suivait partout, obéissante comme un chien."

    "Pendant des années, on entendit des histoires, à gauche et à droite, sur Napo et ses loups. Des histoires qu'on ne pouvait vérifier, mais qui se racontaient de village en village, de personne à personne. Un jour, un vieil indien raconta que Napo était parti avec les grands esprits, et que la louve chantait pendant des nuits entières, triste et errante. Le vieil Indien rapporta à mon père un livre qui semblait être le journal de Napo, dans lequel il rédigeait ses pensées de temps à autres, au fil des années. Mon père m'a confié ce journal à sa mort, et je souviendrai toujours de ses dernières phrases de Napo : ...j'ai vécu heureux et seul pendant des années, avec les loups, et quand viendra le dernier jour, les loups chanteront mes funèbres de lune en lune, et je viendrai parfois les rejoindre..."

    Ce sont ses derniers mots, écrits d'une main tremblante."

    "Parfois à la pleine lune, près de sa rivière, au faîte de la montagne, par temps dégagé,l'on peut apercevoir un loup qui hurle dans la nuit pendant que l'ombre de Napo se détache sur l'astre blafard.  J'ai moi-même été témoin de ce fait, personnellement, ainsi que d'autres personnes, à quelques reprises. Les années ont passé et certains parlent maintenant de ce Napo comme une légende, authentifiée par certains témoins. Mais les gens tendent à oublier..."

    "Le vieil homme remarqua tout à coup les yeux brillants du jeune homme attentif à ses paroles. Vous savez, reprit-il, on peut douter, mais jamais de ça ..."

    Il s'étira le bras et ouvrit un petit coffre à ses côtés, en tira un vieux livre jaunit, dont le nom était gravé dans le cuir.

    "Voyez-vous même", dit-il  en tendant le livre d'une main tremblante. " Gravé au nom de Napoléon Ledoux, trappeur"

    Pierre-Alexandre prit le livre avec émotion et parcourut les dernières phrases écrites à la main.

    "Dites-moi, jeune homme, pourquoi vous intéressez vous vraiment à cette histoire ?"

    D'une voix sanglotante, le jeune homme répondit : " Je dois vous avouer, monsieur, que je m'y intéresse personnellement, mon nom est Pierre-Alexandre L.-Richard, où le L en fait tient pour Ledoux-Richard, arrière-petit-fils de Napoléon Ledoux !!! "

    Sous le poids de l'émotion, le vieil homme retomba dans sa chaise et regarda ce jeune journaliste en disant: "C'est un honneur pour moi de serrer la main du descendant de Napo, garde ce livre en souvenir. Je sais que tu continueras de faire connaître et vivre sa légende pendant encore longtemps."

    "Si tu veux bien, ce soir c'est la pleine lune et le moment est bien choisi. Si on se met en route dès ce matin, nous pouvons être à cette montagne dont je te parlais...

    Tous les deux, nous y verrons l'Homme-loup., assura-t-il avec un grand sourire et la larme à l'oeil.

    Pierre-Alexandre serra l'homme bien fort dans ses bras.

    "Mettons-nous en route, dit-il, ce jour est le plus beau jour de ma vie !!!"

    Poème trouvé sur le site de : La Légende de l'Homme-loup 


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  • Poème de mon amie Osebo-Maoka alias : Yvette. Merci mon amie pour ce beau texte...

    Quand tu m'as trouvé errante dans la vieille forêt, je croyais que tu allais m'agresser.

    Mon courage lentement s'en aller loin de moi, et j'étais prête à défaillir.
    Ton sombre regard m'hypnotisait, j'étais transi de froid et de peur.

    Coeur de Loup


    Mon coeur fit un bond et le cri d'effroi qui sortit de ma poitrine sembla résonner
    dans l'immense forêt. Tu ne bougeas pas, tout ton corps prêt à l'attaque, pourtant je savais que ce n'était pas contre moi...Une odeur désagréable arriva jusqu'à mon cerveau, passant par mon nez délicat, l'horreur se mélangea à la peur.

    Coeur de Loup

     

    Quelque chose d'énorme, quelque chose sans peur, quelque chose d'affamé de blessé, ce quelque chose en avait après moi.
    Alors pourquoi toi, tu restais là, près de moi? Je ne comprenais pas, mon instinct  me disait que je pouvais avoir confiance en toi, plus qu'en l'autre, que le choix était fait.
    Rien n'y personne en ce jour ne pourrais me porter secours. En ce jour, j'allais mourir.
    Mon coeur battait la chamade, les poils de mes bras de mon cou étaient dressés, la sueur dégoulinait dans mon dos. Peur,frayeur, mon besoin de hurler devint plus fort...

    Coeur de Loup


    Et quand ton corps souple et doux se colla contre ma jambe, je crus que j'allais défaillir.
    Tes yeux me fixèrent et j'y lu de l'amour. De l'amour pour moi? 
    Oui, c'était bien cela de l'amour,alors je repris confiance, je me cramponnais à ta fourrure, ton corps si chaud .je cherchais l'autre, mais d'un coup de museau tu me fis comprendre mon erreur.

    Coeur de Loup


    J'étais en sueur, mon odeur était forte, tu m'entraînas au bord d'une petite rivière, tu y entra tout en me fixant de tes prunelles sombres.
    Je te suivis et l'eau glaciale fit descendre ma température, je m'enfonçais en elle, noyant ma robe et laissant l'eau fraîche nettoyée la sueur qui s'attachait à mon corps.

    Coeur de Loup

    Toi tu me fixais toujours mais en plus tu avais dans ta gueule des feuilles odorantes et j'en fus ravie. Celle-ci allaient trompées l'odorat de notre agresseur. D'un hochement de ta belle tête je compris que par ce cadeau, tu m'offrais aussi la vie.

    Coeur de Loup

    Que de souvenir en nous que de partage depuis notre première rencontre.
    Nous voyageons encore ensemble, mais tes vieilles pattes souffrent de l'humidité de la région.
    Là, mon coeur de Loup, nous partons demain pour les terres sèches. Ce sera notre dernier voyage. Dans la carriole qui nous emmène, toi sur tes vieilles couvertures, moi assise sur mon coussin, nous nous regardons souvent.

    Coeur de Loup

    Aujourd'hui tu es loin de moi, ton esprit lentement s'endort, ce n'est pas de froid, les températures sont douces.
    Non, je sais que cette fatigue là, t'entraine vers un lointain pays ou l'herbe est plus verte, ou le Loup y trouve une compagne de vie, ou l'amour vit.

    Coeur de Loup

     

    Oui, je le sais, je t'emmène là ou tu m'as trouvé il y a bien longtemps.
    Oh! Coeur de Loup mon ami, en ce jour tu me quittes...Mon coeur saigne, mais je resterai sereine pour ton bonheur. Après quelques heures de voyages nous voila arrivé. Ton corps à souffert cet hiver, je m'en rend compte. Tu lèves haut ta tête et ton long cri trouve son chemin.

    Coeur de Loup


    Une larme coule le long de ma joue, solitaire, solidaire, tu hurles, et c'est le lugubre chant aux morts que tu chantes. Loin, très loin, un son identique, O! Mon Coeur de Loup, on a entendu ton appel, ils viennent pour toi. Alors je dépose le corps fragile de Coeur de Loup et je m'éloigne de lui.
    Mes murmures sont autant de chansons qui sont portés par le vent, je m'éloigne, ils sont si fragiles, ils sont si inquiets de nature.

    Coeur de Loup

     

    Je les voies, quatre, cinq, ils chantent, ils me sentent, ils repartent, mais derrière eux, un trois patte reste près du corps.
    je m'approche, il ne bouge pas. je cherche à prendre Coeur de Loup, il ne bouge pas, au contraire, il m'aide, il creuse un gros trou, puis il revient avec des brindilles...je n'ose y croire et pourtant c'est bien cela.
    Le Trois Pattes sera désormais mon ami.
    Après l'adieu , après les larmes, les coups de museaux, les petits cris plaintifs, puis les grognements, je sus que je devais partir.

    Coeur de Loup


    Je montais dans ma carriole et Trois Pattes me suivit, alors je fis halte comprenant qu'il me suivrait ou que j'aille. Il grimpa et s'installa aussitôt sur la couverture de mon loup. 
    De son regard ambré je sus qu'il était à sa place et qu'il n'en bougerai plus
    J'ai soixante quinze ans aujourd'hui, à chaque perte, j'ai reçu un autre cadeau.
    Mon dernier se nomme Oreille noire, il sera le dernier, il est unique.

    Coeur de Loup

    Ne regardez pas l'extérieur, mais regardez l"intérieur, vous serez surprit d'y trouver de la chaleur, de la bonté, de la joie,mais surtout de l'Amour.

    Coeur de Loup

    J'adore tes textes Yvette, et moi j'aime faire des recherches pour les illustrer...

    Un tout grand merci. Louvya / Jo


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  • Poéme venant du site de Y. = http://osebomoaka.eklablog.fr, Merci  merci

    Etonnante que cette loi: nous vivons en meute et il n’y a qu’un chef et qu’une louve. Ils sont les procréateurs de la future lignée.
    Le mâle dominant a dû combattre avec acharnement pour avoir le droit de vivre avec la grande louve.
    Plusieurs loups solitaires ont essayé de la conquérir en tuant le mâle dominant du moment. 
    C’est le temps  du renouveau. Mais, le vieux rusé à préféré partir  plutôt que d’affronter  six gros loups tous envieux de son sort. 
    Il a alors compris qu’il était bien temps de laissé la place aux jeunes. Louve l’a regardé d’un air de dédain et levant la patte elle lui urina sur la queue, signe flagrant de l’estime qu’elle lui portait.
    Le vieux loup partit au petit trop sans se retourner; de toute façon cela faisait deux années qu’ils n’avaient plus de petits.
    Comme si louve  le sentait venir ce jour ou le plus puissant des jeunes loups serait son compagnon de vie. un compagnon fier et fort, qui prendrait soins de sa meute. 
    Pas comme le vieux  loup ,qui lui, ne pensait qu’à manger.
    Louve les regarda de ses yeux d’or. Aucun de ceux-là ne lui convenait. Ce ne serait pas pour aujourd’hui se dit-elle… 
    Les autres commencèrent à grognés,à grondés, à se mordre et à se jeter les uns sur les autres, mais  sans vraiment de volonté.
    A la moitié du jour, ils étaient déjà fatigués et espéraient avoir à boire et à mangés. 
    Mais, louve s’en alla tranquillement se caché, là ou elle était sûre qu’aucun d’entre eux ne pourraient la trouvé.

      Elle allait bon train, elle s’arrêta pour boire à la source de la grenouille, elle lapait avec délectation cette eau douce et légèrement amer.
    Puis, elle dressa ses oreilles, leva sa belle tête et huma l’air, mais dans cet endroit l’air est chargé de trop d’odeurs et nul ne peut comprendre ce qui s’y passe.

    Louve resta aux aguets… elle sait qu’il y a quelqu’un avec elle.
    un loup! ça c’était sûr, mais lequel? 
    Elle s’assoit et attend, sachant que la chaleur forcera l’importun à venir boire de cette eau si douce. 
    Elle attend et le temps devient long, même pour une louve. 
    Alors elle s’écarte du point d’eau; se disant qu’ainsi il pourra venir y boire sans se sentir agresser par elle.
    Elle attend mais rien, elle se lève, hume le vent et d’un fort grondement dit:
    - Si tu es un loup, je t’accorde le droit de venir boire à ce point d’eau, car plus loin, il n’y en a pas…

    si ce n’est celui de ma grotte et là, je te le dis, tu n’y entrera pas. 
    – Bien, répondit une voix sourde.
    Bien, si tu le dis, je te prends au mot louve, tu m’accordes de boire à ton point d’eau… j’ai donc gagné une de tes faveurs et je la prends.
    Et  s’avançant, un magnifique loup noir, plus grand qu’elle et portant une tache blanche sur la hanche s’approcha très lentement du trou d’eau. 
    Louve eut tout son temps pour le regarder venir vers elle. 
    Il est beau, très beau, du muscle, ce corps de loup est bien musclé, un futur chef, louve sait qu’elle a devant elle un  futur chef de meute puissant.
    Un vainqueur qui ne reculera devant personne pour avoir sa femelle et formée sa propre meute.
    Elle frissonne et se cabre, elle veut fuir, mais l’or des yeux du loup se sont déjà posé sur l’or de ses propres yeux; et mille et une chose se sont produites en ce cours laps de temps. Louve est vaincue, elle accepte ce mâle, car il est le plus fort. 
    Et, cela sans carnage, sans mort. 
    Un combat de chef à chef vient de se déroulé là à côté d’un petit trou d’eau, sans qu’il n’y ai de témoin.
     Louve est maîtresse en ce lieu et elle accepte qui elle veut.
    Mais ,le choix  lui fut imposé, elle en est certaine. 
    elle irait voir le vieux mage qui vit loin, au-delà la vallée des rois, pour lui demandé des explications

    .- Comment t’appelles tu?
    -Ombre blanche est mon nom.
    – Ombre blanche! tiens donc…
    -Oui, c’est cela, et toi quel est donc ton nom?
    – il te revient de me nommée, puisque je serais la mère de ta descendance…trouve moi donc un nom, Ombre blanche! 
    -Oui, je vois! Alors tu seras Vanachess ( louve qui modifie). 
    – Non! Pas ce nom là, tu ne peux me donner ce nom là. Cherches en un autre
    . -Un autre! Alors que ce sont les mages qui me l’ont conseillés? 
    -Oui, peut être… mais je suis sûre que Hankum  lui, t’en a donné un autre! Je veux le nom d’Hankum

    –Bien, je vais te le dire et n’oublie  pas que c’est toi qui l’a choisit…
    - Oui, oui, je sais.
    - Hankum; m’a dit: appelle la Pattes Rousses qui vole au combat.
    - C’est un peu long ça comme nom!
    - Oui, mais c’est le nom qu’il m’a donné.
    - Et toi? Comment aimerais tu m’appeler?
    - Moi! Pour moi tu es Feu au Vent d’été…
    - Feu au Vent d’été… 
    -Oui, oui, j’aime bien ce nom là, je le garde, je serais donc  » feu au Vent d’été et tu auras beaucoup de fils et de filles.
    C’est avec bonheur que nous ferons cela.
    Feu au Vent d’été entraîna dans sa grotte Ombre Blanche et elle devint sa louve et lui le mâle dominant.
    Les autres loups  protestèrent, mais, Ombre Blanche sortit de la grotte hérissa ses poils, gonfla son torse, hérissa ses babines et se mit à gronder; un son étrange, lourd, caverneux sortit de sa gorge. 

    Un son très long… il se ramassa sur ses pattes arrières prêt à bondir, puis, soudain, se fut le calme.
    Tous les autres loups disparurent et jamais ils ne revinrent se poster devant la grotte de Feu au Vent d’été et d’Ombre Blanche

    . La vie poursuivis son cours et de nombreuses petites boules de poils virent le jour. 
    Je tombais sur l’une de ces petites boules de poils un soir en allant à la chasse aux papillons de nuit.
    Je revenais bredouille… quelle ne fut ma surprise d’entendre un son plaintif, lancinant. 

    Je cherchais le son et finis par le trouvé. 
    Un petit louveteau de trois mois environ était tapis dans l’herbe haute, une patte prise dans un piège. 
    Je bouillais de rage, car ce genre de piège, des enfants qui se promènent souvent par ici, pourraient  être les prisonniers de ces engins de tortures.

    La petite bête avait commencé à ronger sa patte. 
    Elle était fatigué, avait soif et c’est ce qui sauva sa patte.

    J’enlevais doucement le piège tout en lui parlant, car les petites épines qu’ils ont dans leur gueule en se fermant sur vos doigts vous font beaucoup de dégâts.
    Ne l’oubliez pas, si un jour!
    Trop faible, il ou elle, ne bougea pas. Alors prenant mon courage à deux mains, j’enlevais ma veste, il ne faisait pas si chaud que ça
    …et ce n’est pas non plus un papillon…

    J’enveloppais ma prise et la calant le mieux possible je me dirigeais rapidement vers ma hutte faite de bouts de bois flottés et de morceaux de bois.
    Mon feu était presque éteint, alors je ramassais quelques petits bouts de bois pas trop mouillés que je jetais sur le feu. 

    Je sortis ma gamelle, y mis de l’eau et je laissais le pauvre animal boire tout son saoul.
    Bien que peureux, la soif et la douleur le rendait arrangeant. Quand je voulus regardé de plus près sa patte, un son lugubre, sonore, long, emplit mes oreilles.
    Le petit se mit à geindre et je compris le message. Père ou mère était là… comment faire?
    Je déposais mon fardeau au pied de ma hutte et je m’éloignais de quelques pas.

    Un loup noir monstrueux avec une tache blanche sur le flanc apparut, les oreilles couchées, ses babines retroussées, le poil hérissé  jamais je n’avais vu ce genre de comportement.
    Il suivait de ses yeux d’or le moindre de mes mouvements et j’en faisait autant.

    C’est tous vous dire… Puis un coup de génie! 
    Je m’assis par terre et je baisse la tête, j’entends un bruit, puis un cri, je lève la tête, je regarde.
    Le petit est tombé sa patte est cassée, broyée…il lui faut des soins sinon il mourra; et, comme un benêt je parle au grand loup qui semble m’écoutait.

    Je lui dit que je vais emmener son petit et le soigné. Que nous reviendrons l’année prochaine et que son petit irait  beaucoup mieux. qu’il doit me faire confiance. 
    Et tout en palabrant comme ça, je vois le grand loup qui s’approche de moi. 
    Pas fier le gars je vous le dis… Il me coule son regard d’or de fauve. 

    Puis pose son museau sur ma joue et il disparaît. Croyant être sortis d’affaire, je me lève, quand soudain un autre son moins terrifiant mais quand même se  fait entendre.
    Une louve, belle, Feu au Vent d’été c’est sûr c’est elle! La légende est vraie…

    quel plaisir de la voir, elle a vieillit cela se voit à ses yeux, mais elle a de beaux reste.
    Elle me brave de ses yeux fanés et pourtant si beaux. Je baisse la tête et je murmure des paroles sans suite; et, dans le vent j’ai cru entendre ces mots » Prends soins d’elle et revient comme tu l’as promis.
    Le nez, le nez sur ma joue froid et tiède, un coup de langue, idem pour la petite et plus de loups autour de nous. 
    Et notre vie commença ce soir là à Avana et moi, Martin. 

    Nous sommes revenues dans le froid mordant du grand nord Avana et moi, et, ils étaient là, tous les deux. Au loin un long cri à vous déchiré le coeur, l’adieu de la meute. 

    Ils ont refait connaissance tous les trois. Puis ils sont partit. 
    Avana à dix ans aujourd’hui, nous sommes de retour.

    La loi des Loups

    La loi des Loups


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  •  

    Humaine sauvagerie 

    Bienvenue dans ma Meute

     

    Vous me dites sauvage et cruel, moi, le loup,
    Mais, vous, les humains, qui vous permet de me juger ?
    Vous les hommes qui vous croyez civilisés
    Je pense que vous êtes devenus fous...

    Lequel de mes congénères aurait osé imaginer
    De créer des camps de concentration pour tuer,
    D'inventer une bombe pour tout raser,
    Ou de perpétrer de lâches attentats meurtriers ?

    Lequel d'entre nous aurait pu penser simplement
    Massacrer sans merci nos amis, nos parents,
    Simplement parce qu'ils pensent autrement,
    Ou que le ton de leur peau est différent ?

    Moi, le loup, je vous le prédis,
    Si rapidement vous ne vous reprenez pas
    Un jour arrivera où toute vie disparaîtra
    Ne pouvant survivre à votre humaine sauvagerie...

    Nous les loups, nous ne tuons que pour manger,
    pour survivre et nous protéger,
    Et vous nous appelez 'des bêtes',
    Alors, dites-moi, vous, qu'est-ce que vous êtes ?

    Bienvenue dans ma Meute


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